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45°28′N 9°10′E / 45.467, 9.167

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République italienne
Repubblica Italiana (it)

18021805

Flag of the Italian Republic (1802)
Drapeau
Description de cette image, également commentée ci-après

Carte politique de l'Italie en 1803

Informations générales
Statut République parlementaire
République sœur de la Première République française
Capitale Milan
Langue italien, français
Religion catholicisme
Monnaie Scudo milanais, lire, soldo et denaro

Démographie
Population 3 240 000 hab.

Superficie
Superficie 42 500 km²

Histoire et événements
9 février 1801 Traité de Lunéville
janvier 1802 Consulte de Lyon
26 janvier 1802 Discours de Bonaparte
17 mars 1805 Proclamation de la Monarchie

Président de la République
Napoléon Bonaparte

Vice-président
Francesco Melzi d'Eril

Entités précédentes :

Entités suivantes :

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La République italienne était un État de l'actuelle région d'Italie du nord et qui avait pour capitale Milan. Elle fut créée le 26 janvier 1802 par les députés de la République cisalpine qui, réunient extraordinairement à la consulte de Lyon, proclamèrent la transformation de celle-ci en République italienne, avec pour président Napoléon Bonaparte, Premier Consul de la République française.

Après la proclamation (Année invalide (an XII) : 18 mai 1804) et le sacre de Napoléon Ier comme empereur des Français (2 décembre 1804) et son couronnement comme roi d'Italie (qui a eu lieu le 26 mai 1805 dans la cathédrale de Milan), la République italienne cessera d'exister et évolua en royaume d'Italie (1805-1814).

La république Modifier

MonsiauConsultaRepubliqueCsalpine1808

26 janvier 1802,
La Consulte de la République cisalpine réunie en comices à Lyon pour décerner la présidence au premier consul,
Nicolas-André Monsiau, 1806-08.

La République italienne succéda à la République Cisalpine, qui avait modifié sa constitution[1] pour permettre à Napoléon Bonaparte de devenir son président. La nouvelle constitution changa le nom de l'État en « République italienne », il s'agissait des mêmes régions qui avaient constitué la République cisalpine, principalement de Lombardie et la Romagne.

La République avait un territoire de plus de 42 500 km², et une population de 3 240 000 habitants répartis en 12 départements. Milan était la capitale et le principal centre ayant 124 000 habitants en 1764. Le pays était prospère, malgré les pillages qu'il eut à subir dans les siècles précédents. Son économie était basée sur la culture des céréales et l'élevage. On note aussi l'essor des industries légères, notamment la production de la soie.

Le drapeau de la République italienne maintint les trois couleurs nationales italo-milanaises, mais avec une nouvelle disposition, moins révolutionnaire que le Tricolore. Le blason fut précisé dans un décret du 13 mai 1802. Un traité d'alliance et de commerce avec la République de Saint-Marin fut signé le 10 juin 1802, et le concordat avec le Saint-Siège le fut le 16 septembre 1803.

Le gouvernement créa une Garde nationale, une gendarmerie nationale, et d'une police financière, le système métrique fut introduit et une monnaie nationale était prévue, mais ne fut jamais frappée au cours de la période républicaine.

En 1805, à la suite du sacre de Napoléon Ier comme empereur des Français, la République italienne fut transformée en royaume d'Italie (1805-1814), avec Napoléon comme roi et son beau-fils Eugène de Beauharnais comme vice-roi.

Forme institutionnelle Modifier

Selon la Constitution italienne de 1802[1], la souveraineté résidait dans trois collèges électoraux de deux à trois cents membres : le collège des propriétaires, le collège des chercheurs, et le collège des commerçants, le premier ayant son siège à Milan, le deuxième à Bologne, et le troisième à Brescia. Tous les collèges élisent une commission de gouvernement et de contrôle suprême, appelée la Censure, composé de vingt et un membres et basée à Crémone.

Melzi

Le vice-President de l'Italie, le citoyen Francesco Melzi d'Eril.

Le chef de l'Etat était le président de la République, Napoléon Bonaparte, élu pour 10 ans.

Le président a les pleins pouvoirs exécutifs, nomme le vice-président et le secrétaire d'État, prend l'initiative législative et diplomatique, choisi les ministres, les agents publics, les ambassadeurs et chefs de l'armée, convoque les conseils exécutifs, et prépare le budget. Le vice-président, Francesco Melzi d'Eril, agit pour le président pendant son absence. Melzi géra les affaires intérieures de l'État au cours des trois années de vie de la république. S'étant toujours refusé à se soumettre à Napoléon, Melzi fut déchu après la proclamation de la monarchie, époque où on lui préféra des hommes plus contrôlables, mais son caractère lui assurait le profond respect de Napoléon durant toutes les années de l'Empire français. Melzi a également introduit la conscription obligatoire en Italie.

La Consulta est une commission de huit membres dirigé par le Président de la République et chargé de la politique étrangère. Les commissaires ont été nommés par la Censure, sur désignation par les trois collèges : de nombreux anciens membres du Directoire cisalpin sont dans le bureau. La Consulta ratifie les traités, approuve les décrets spéciaux concernant la sécurité d'État, et en cas de décès ou de démission du président, nomme son successeur. Le ministre des Affaires étrangères est choisi parmi les commissaires.

Le Conseil législatif est une commission d'au moins dix membres nommés par le président pour trois ans. Sa mission était de permettre au Président de soumettre la législation, l'aider dans l'élaboration de lois et d'être présent quand elles sont discutés au Parlement.

Le secrétaire d'État est le chef de l'administration publique. Il promulgue les lois, garde le sceau de l'État, et contresigne les actes présidentiels. Le premier secrétaire fut Diego Guicciardi, bientôt suivie par Pellegrino Nobili et, enfin, par Luigi Vaccari.

Gouvernement Modifier

Le gouvernement était composé de sept ministres.

Ministres 

Parlement Modifier

Le Parlement de la République est un organe législatif avec des pouvoirs limités. Il était composé de 75 membres élus dans chaque département par les trois collèges. Il était convoqué par le Président de la République et ne pouvait qu'approuver ou rejeter une loi, la discussion étant réservée à un comité plus restreint de quinze orateurs. La première nomination eut lieu lors de la consulte de Lyon, un tiers du Parlement devait être renouvelée tous les deux ans.

Magistrature Modifier

Les tribunaux furent divisés en tribunaux de première instance, en tribunaux d'appel, tribunaux de révision, et Cour de cassation. Les juges des deux premiers furent nommés par la Consulta, les deux derniers par les trois collèges.

Administration locale Modifier

D'après le système français, l'Etat est divisé en 12 départements.

Le chef du département est le préfet, un office créé le 6 mai 1802. Le préfet est le représentant de l'Etat dans chaque département, il a deux fonctions principales : la première est de mettre en œuvre les décisions administratives du gouvernement central et de contrôler les autorités locales, la seconde est la conduite de la police. Le corps législatif local est le Conseil général, composé de représentants des communes. Le gouvernement nomme l'administration départemental, composée de cinq ou sept membres choisis parmi les candidatures présentées par le Conseil général : les administrations ont des pouvoirs sur les taxes et les travaux publics et, en général, représentait les intérêts locaux.

Les départements étaient divisés en districts équivalents aux arrondissements français. Le chef du district était le vice-préfet (ou sous-préfet), qui avait des pouvoirs semblables à ceux du préfet, mais pour une surface plus petite. Cependant, la structure des districts n'étaient pas uniforme sur tout le territoire de la République, et certains des plus grands districts ont été administrés par un conseil de district et un chancelier.

Les districts étaient divisés en communes. Les communes de plus de 3 000 habitants avait un conseil municipal (Consiglio Comunale) de trente ou quarante membres, choisis par le Conseil général à partir de candidatures présentées par le conseil municipal. Dans les plus petites communes, tous les citoyens imposables étaient conseillers. Le Conseil élisait une municipalité de trois à neuf membres, aidé dans ses fonctions éxécutives par un secrétaire municipal. Tous les offices municipaux étaient organisées par les propriétaires et les commerçants, et leur direction était assurée par les propriétaires. Chaque commune a un receveur des impôts.

Liste des départements et des districts Modifier

La République italienne a maintenu la division en 12 départements de la République cisalpine, établis le Année invalide (an IX) (13 mai 1801) :


Département Chef-lieu Districts
AgognaNovareDistrict de Novare,
District de Vigevano,
District de Domodossola,
District de Varallo Pombia,
District d' Arona
CrostoloReggio
LarioCômeDistrict de Côme,
District de Varese,
District de Sondrio,
District de Lecco
MellaBresciaDistrict de Brescia,
District de Chiari,
District de Verolanuova,
District de Salò
MincioMantoueDistrict de Mantoue,
District de Revere,
District de Vérone,
District de Castiglione
OlonaMilanDistrict de Milan (en),
District de Pavie (en),
District de Monza (en),
District de Gallarate (en)
PanaroModène
Bas-PôFerrare
Haut-PôCrémoneDistrict de Crémone,
District de Crema,
District de Lodi,
District de Casalmaggiore
RenoBologne
RubiconCésène,
puis Forlì
SerioBergameDistrict de Bergame,
District de Clusone,
District de Treviglio,
District de Breno

Annexes Modifier

Bibliographie Modifier

Notes et références Modifier

Voir aussi Modifier

Articles connexes Modifier

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Liens externes Modifier

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