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Louis Léopold Buquet
P vip
Origine Flag of France France
Arme Infanterie
Gendarmerie
Grade 1804 : Général de brigade
Années de service 17911819
Conflits Guerres révolutionnaires
Guerres napoléoniennes
Famille Frère aîné de Charles Joseph Buquet,
Père de Henri Buquet

Louis Léopold Buquet (5 mai 1768 - Charmes (Vosges)25 avril 1835 - Montauville, Meurthe-et-Moselle) était un militaire et homme politique français des XVIIIe et XIXe siècles.

Biographie Modifier

Issu d'une famille lorraine anoblie en 1768, Louis Léopold Buquet embrassa de bonne heure la carrière militaire : il entra au service comme sergent-major dans le 4e bataillon de volontaires de son département le 28 août 1791.

Lieutenant-quartier-maître le 15 décembre 1792, il suivit l'armée sur le Rhin, et passa le 30 mars 1793 en qualité d'adjoint provisoire auprès de l'adjudant-général Kléber. Capitaine le 25 juin, il devint le 16 août aide-de-camp de Kléber. De 1793 à l'an IV, il servit aux armées de la Moselle et du Rhin.

Adjudant-général chef de bataillon le Année invalide (an II), et adjudant-général chef de brigade le Année invalide (an III), il reçut un coup de feu au bras droit au combat de la Montagne-de-Fer le Année invalide (an II).

En l'an V, il remplit à l'armée de Sambre-et-Meuse les fonctions de chef d'état-major du général Colaud, prit part aux sièges de Mannheim et d'Ehrenbreitstein, et entra le 22 prairial comme chef d'escadron dans la gendarmerie nationale. Le Année invalide (an VII), il fut nommé chef de la 18e division de gendarmerie (Metz).

Appelé à Paris l'année suivante pour y faire partie du comité chargé de l'organisation de cette arme, et détaché en l'an XI au camp de Boulogne, il y organisa la force publique et en prit le commandement. Membre de la Légion d'honneur le Année invalide (an XII), il obtint la croix d'officier de l'Ordre le 25 prairial.

L'Empereur le fit général de brigade le Année invalide (an XIII), et l'employa auprès du Maréchal-Duc de Conégliano, premier inspecteur général de la gendarmerie. Dans le courant de cette même année, il alla organiser la force publique dans la Ligurie, dans les États de Parme et de Plaisance, et dans le département de Marengo : cette mission ne fut terminée qu'au mois de janvier 1807.

À la fin de 1807 et en 1808, il eut le service de l'inspection générale de la gendarmerie en l'absence du maréchal Moncey, premier inspecteur-général de l'arme, alors employé en Espagne.

Fichier:Grenade bois de cerf.svg

En 1809, il commanda plusieurs corps de gendarmerie réunis sur l'Escaut, et passa ensuite en Espagne, où le roi Joseph le chargea de 1810 à 1814 de l'organisation, de la direction, de l'inspection et du commandement des cinq légions attachées à l'armée d'occupation. Il y reçut le 30 juin 1811 la décoration de commandant de la Légion d'honneur et le titre de baron de l'Empire.

En février 1814, il est à la tête d'un détachement de gendarmerie à la bataille d'Orthez. Chevalier de Saint-Louis le 29 juillet 1814, il fut admis à la retraite le 1er septembre 1814. Néanmoins, il organisa, par ordre du ministre de la Guerre, les corps des volontaires royaux formés à la nouvelle du débarquement de Napoléon de l'île d'Elbe.

Au début des Cent-Jours, un décret de l'Empereur du 3 avril 1815 le nomma inspecteur-général de gendarmerie. Le 14 mai 1815, le collège de département des Vosges l'avait élu représentant à la Chambre des Cent-Jours, par 65 voix sur 123 votants.

Au second retour des Bourbons, après avoir opéré le licenciement des corps de gendarmerie qui faisaient partie de l'armée de la Loire, il quitta le service militaire et fut admis à la retraite le 7 avril 1819.

Le collège de département des Vosges l'élut encore, le 13 novembre 1820. Il siégea avec la gauche modérée jusqu'en 1824, et n'obtint le renouvellement de son mandat que le 17 novembre 1827, dans le 2e arrondissement électoral des Vosges (Remiremont), par 67 voix sur 117 votants et 171 inscrits, contre 47 voix données à M. Richard d'Aboncourt, député sortant. Le baron Buquet n'a pas fait partie d'autres législatures.

À la Révolution de Juillet 1830, il ne put pas rentrer dans l'armée à cause de sa santé.

Il est mort à Nancy le 25 avril 1835.

Décorations Modifier

Titres Modifier

Vie familiale Modifier

Fils aîné de Léopold Buquet (8 janvier 1744 - Charmes (Vosges)27 août 1831 - Charmes) et de Elisabeth Françoise Perrin (1747-1806), Louis Léopold Buquet était le frère aîné de Charles Joseph Buquet.

Louis Léopold épousa, le 31 octobre 1804 à Nancy, Anne Charlotte Dewall de Billecard (17 mars 1784 - Moulins (Allier)2 janvier 1810). Ensemble, ils eurent :

  1. Marie Louise Charlotte (23 novembre 1805 (ou 1807) - Paris1878), mariée, le 31 janvier 1826 à Nancy, avec Prosper Guerrier de Dumast (17961883) ;
  2. Henri Alfred Léopold (15 juillet 1809 - Paris12 juin 1889 - Nancy), 2e baron Buquet, maire de Nancy, député de la Meurthe (1852-1870), marié, le 4 avril 1837 à Nancy, avec Marie Louise Fourier (18111883), dont :
    1. Marie Caroline (4 avril 1837 - Nancy1903 - Chateau de Brabois, Villers-lès-Nancy), mariée le 15 avril 1857 à Nancy, avec Joseph-Ernest Pierson de Brabois (18271903), dont postérité.

Armoiries Modifier

Figure Blasonnement
Ornements extérieurs Barons de l'Empire français
Blason à dessiner
Armes du 1er baron Buquet et de l'Empire

Tiercé en fasce : au 1, d'hermine plein ; au 2, de sable, à une étoile d'or ; au 3, d'azur, à un cygne d'argent, nageant sur une rivière du même[2] ; au franc-quartier des barons militaires.[3]

Annexes Modifier

Bibliographie Modifier

  • A. Lievyns, Jean Maurice Verdot, Pierre Bégat, Fastes de la Légion d'honneur : biographie de tous les décorés accompagnée de l'histoire législative et réglementaire de l'ordre, vol. 5, Bureau de l'administration, 1847, 2e éd. [lire en ligne (page consultée le 16 nov. 2009)]  ;
  • « Louis Léopold Buquet » , dans Robert et Cougny, Dictionnaire des parlementaires français, 1889 [détail de l’édition]  ;

Notes et références Modifier

  1. Émile Campardon, Liste des membres de la noblesse impériale : dressée d'après les registres de lettres patentes conservés aux Archives nationales, vol. In-8°, Société d'histoire de la révolution française, 1893, 2e éd., 189 p. [lire en ligne] 
  2. Armorial de J.B. RIETSTAP - et ses Compléments
  3. La noblesse d'Empire sur http://thierry.pouliquen.free.fr

Voir aussi Modifier

Articles connexes Modifier

Liens externes Modifier

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