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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Cazals.
Louis-Joseph Elisabeth Cazals
Origine Royal Standard of the Kingdom of France Royaume de France
Allégeance Flag of France (1790-1794) Royaume de France
Flag of France République française
Flag of France Empire français
Arme Génie
Grade Général de brigade
Années de service 17931813
Conflits Guerres révolutionnaires
Guerres napoléoniennes
Distinctions Baron de l'Empire
Légion d'honneur
(Officier)

Louis-Joseph Elisabeth Cazals (1774[1] - Castelnaudary1813) était un militaire français des XVIIIe et XIXe siècles.

Biographie Modifier

Louis-Joseph Elisabeth Cazals entra au service en qualité d'adjoint dans le corps du génie le 27 septembre 1793, fit cette campagne et celle de l'an II aux armées des Ardennes et du Nord, puis fut nommé lieutenant et capitaine les Modèle:1er vendémiaire et Année invalide (an III).

Il coopéra au déblocus de Maubeuge, assista aux sièges de Nieuport, de l'Écluse, de Bois-le-Duc, au passage de la Meuse et prise du l'île de Bommel. Chargé de ces deux dernières opérations, il s'en acquita avec courage et intelligence. Il se distingua au siège de Nimègue et à la prise des ouvrages avancés de cette place, au siège d'Heusden, qu'il dirigea seul, et à la conquête de la Hollande. Sa conduite ne fui pas moins brillante au passage du Rhin, à Uerdingen (de), et devant Mayence. Chargé de la construction du camp retranché de Düsseldorf, il mit, peu de jours après, cette place en état de défense, ainsi que celle de Kayservert.

Appelé au commandement du génie de l'aile gauche de l'armée dirigée par Kléber, ce général lui confia l'établissement de 60 lieues de route, entre la Meuse et le Rhin.

Pcndanl la campagne de l'an IV, le capitaine Cazals se trouva au passage de la Sieg, aux combats d'Ukrath, d'Altenkirchen, de Friedberg, à la prise de Rothenberg, aux affaires de Sulzbach et d'Amberg. L'armée attaquée par des forces supérieures, après ce dernier combat, se vit forcée de rétrograder, mais les colonnes françaises avaient à dos une rivière et ne pouvaient effectuer leur retraite qu'au moyen de deux ponts de bateaux : Cazals fut chargé de les établir, et ces deux constructions furent achevées dans une seule nuit. À la fin des opérations militaires de la campagne, il reçut les félicitation du ministre de la Guerre.

Il commandait en l'an V le génie de l'aile gauche de l'armée de Championnet. Le 8 germinal, le gouvernement récompensa ses services par sa nomination au grade de chef de bataillon.

Cazals fut désigné pour faire partir de l'armée d'Orient (expédition d'Égypte). Il figura avec honneur à la prise de Malte, à l'attaque et à la prise d'Alexandrie, au combat de Chebreiss et à la bataille des Pyramides. Le général Bonaparte, en rendant compte au Directoire de ses opérations militaires en Orient, signala le chef de balaillon Cazals comme s'étant spécialement distingué. Le général Kléber lui ayant confié, en l'an VIII, le commandement du fort d'El-Arisch, il y fut assiégé par l'armée du grand vizir, forte de 60 000 hommes, et lui opposa pendant huit jours une vigoureuse et énergique résistance. L'ordre du jour de l'armée d'Orient, du 15 germinal, cite Cazals comme s'étant fait particulièrement remarquer pendant ce siège par sa valeur, son activité, et surtout par les moyens efficaces qu'il a employés dans la journée du 4 nivôse. Le 11 germinal suivant, le général en chef le nomma colonel du génie. La même année, il prit part à la bataille d'Héliopolis et au siège du Caire. Il se trouva les 18, 22 et Année invalide (an IX) aux combats qui curent lieu près d'Alexandrie, et commanda le génie du camp retranché chargé de couvrir cette place.

De retour d'Égypte, en l'an X, il fut nommé, l'année suivante, directeur des fortifications à Perpignan, et commandant du génie du camp de Montreuil en l'an XII. Les 19 frimaire et 25 prairial de cette année, il reçut la décoration de membre de la Légion d'honneur et celle d'officier du même Ordre, et fut nommé électeur du département de l'Aude.

Envoyé à la Grande Armée en l'an XIV, il s'y signala de nouveau, et reçut le 4 nivôse le brevet de général de brigade. Blessé au Combat de Günzburg, en faisant réparer les ponts sous le feu de l'ennemi, il ne put rejoindre l'armée qu'au moment de son entrée dans le Tyrol. Pendant les guerres de Prusse (1806) et de Pologne (1807) à la Grande Armée, il fut chargé d'abord de la construction du camp retranché, de la tête de pont et autres ouvrages de Praga, et ensuite de la direction des travaux de Syroo et de Medlin.

Attaché, en 1808, au corps d'observation des côtes de l'Océan, sous les ordres du maréchal Moncey, il fit partie de l'expédition sur Valence. Le 28 juin, il reçut l'ordre de diriger une attaque contre cette place, et il ramena plusieurs fois les troupes à la charge, quoiqu'il eût reçu dès le commencement un coup de mitraille au pied. Dans la dernière de ces attaques, une balle lui traversa la jambe, en fractura les os et le mit hors de combat.

Baron de l'Empire par décret du 19 mars 1808, il obtint une dotation impériale par décret du 21 novembre de la même année.

Employé en 1810 an comité de fortifications à Paris, et nommé inspecteur du génie vers le même temps, il remplit ces fonctions jusqu'en 1813, époque a laquelle il mourut.

Vie familiale Modifier

Fils de Jean Louis de Cazals (5 février 1731 - Venes1782), directeur du « Canal de communications des mers » et de Antoinette Dejean (sœur de Jean François Aimé Dejean), Louis Joseph Elisabeth épousa, le 20 mars 1809 à Saint-Maurice (Val-de-Marne), Joséphine Viginie Louise Adèle Rousseau de La Brosse ( ✝ 30 septembre 1813 - Saint-Maurice (Val-de-Marne)). Ensemble, ils eurent :

La descendance de Louis-Joseph Elisabeth Cazals compte parmi les familles subsistantes de la noblesse d'Empire[réf. nécessaire].

Armoiries Modifier

Figure Blasonnement
Ornements extérieurs Barons de l'Empire français
Blason à dessiner
Armes du baron Cazals et de l'Empire (décret du 19 mars 1808, lettres patentes du 21 décembre 1808 (Madrid))

Coupé : le premier parti d'or au casque et à la cuirasse de sable orlés d'argent brochant sur quatre drapeaux aussi de sable, croisés en sautoir, surmontés d'un croissant d'azur montant entre deux étoiles de gueules et de gueules au signe des barons militaires, le deuxième d'argent au flammand naturel, passant, terrassé de sinople, adextré d'un papirus et sénestré d'un lotus aussi au naturel.[2],[3]


Livrées : les couleurs de l'écu : le verd dans les bordures seulement.[2]

Annexes Modifier

Bibliographie Modifier

Notes et références Modifier

  1. Né le :
  2. 2,0 et 2,1 PLEADE (C.H.A.N. : Centre historique des Archives nationales (France)).
  3. La noblesse d'Empire sur http://thierry.pouliquen.free.fr

Voir aussi Modifier

Articles connexes Modifier

Liens externes Modifier

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