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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Corda.
Joseph Corda
P vip
Origine Flag of France France
Allégeance Flag of France République française
Flag of France Empire français
Flag of the Kingdom of France (1814-1830) Royaume de France
Flag of France Empire français (Cent-Jours)
Flag of the Kingdom of France (1814-1830) Royaume de France
Flag of France Royaume de France
Arme Artillerie
Grade Lieutenant général
Années de service 17921840
Conflits Guerres révolutionnaires
Guerres napoléoniennes

Joseph Corda (26 novembre 1773 - Belrupt-en-Verdunois (Lorraine) ✝ 16 novembre 1843 - Saint-Nicolas d'Acy, actuelle commune de Courteuil) était un militaire français des XVIIIe et XIXe siècles.

Biographie Modifier

Joseph Corda, entra en qualité d'élève sous-lieutenant à l'École d'application de l'artillerie établie à Châlons-sur-Marne, le 17 septembre 1792.

Il fut fait lieutenant en second, au 7e régiment d'artillerie à pied, le 18 juin 1793, et passa lieutenant, au même régiment, le 13 novembre suivant. Il commanda en chef, et en cette dernière qualité, l'artillerie de l'une des divisions de l'armée de la Moselle, pendant deux campagnes. Il fut nommé capitaine en second, au même régiment, le 29 juin 1795, et capitaine en premier, le 1er mai 1802. Il avait servi sans interruption aux armées de Sambre-et-Meuse, du Nord, de la Moselle, d'Allemagne et du Rhin ; et s'était trouvé aux batailles ou combats d'Honschoote, d'Orchies, de Pirmasens et de Pellingen, et aux sièges de Luxembourg (1794-1795) et d'Ehrenbreitstein.

Il passa, le 12 mars 1803, au commandement de la 13e compagnie d'ouvriers d'artillerie, qu'il forma et organisa à Metz.

Nommé chef de bataillon sous-directeur d'artillerie à Rennes, le 20 septembre 1805, il fut employé à l'armée d'Italie, en 1806, sous les ordres du maréchal Masséna, et servit au mémorable siège de Gaète en qualité de commandant et de directeur d'artillerie.

Il concourut en 1807, au siège de Dantzig, et y servit comme directeur d'artillerie et chef de l'état-major de cette arme, sous les ordres du général Lariboissière. Pendant ce siège, il reçut plusieurs blessures légères et quelques contusions.

Nommé colonel attaché à l'état-major de l'artillerie, le 6 juin 1807, il fit la campagne de Pologne, à la Grande Armée, en qualité de directeur et de chef de l'état-major de l'artillerie du corps d'armée commandé par le maréchal Lannes. Il avait été créé membre de la Légion d'honneur, le [4 janvier] 1807.

Appelé à la direction d'artillerie de Metz, le 10 mars 1808, il fut détaché provisoirement de cette place, en 1809 et 1810, pour être employé comme chef d'état-major et directeur-général des parcs dans le corps d'armée qui fut opposé aux Anglais, lors de leur expédition contre Flessingue.

Promu au grade de général de brigade, le 6 novembre 1810, il eut d'abord, en cette qualité, le commandement de l'artillerie des îles Ioniennes, à Corfou (1810-1812), puis de l'artillerie du 4e corps de la Grande Armée. Il fit, avec ce corps, les campagnes de cette époque, et fut fait prisonnier de guerre le 13 février 1813.

Étant rentré en France, le 15 juin 1814, on lui donna, le 21 du même mois, le commandement de l'école régimentaire d'artillerie établie à Toulouse. Louis XVIII le créa chevalier de Saint-Louis, le 29 juillet de la même année, et officier de l'ordre royal de la Légion d'honneur, le 17 octobre suivant.

En avril 1815 (Cent-Jours), il quitta son emploi pour passer au commandement du 8e corps d'armée.

Le maréchal-de-camp Corda passa au commandement de l'école régimentaire d'artillerie à Auxonne, le 10 février 1816. En juillet de la même année, lors de la bénédiction des drapeaux, inspiré par la présence du duc d'Angoulême, qui assistait à cette cérémonie, il adressa au régiment d'Auxonne un discours qui fut suivi des plus vives acclamations. On trouve, dans le Moniteur du 22 août 1817, un article sous la rubrique de Dijon, dans lequel il est dit que le gouverneur de la 18e division militaire, après avoir assisté aux exercices de l'école d'artillerie d'Auxonne, témoigna sa satisfaction de la bonne direction donnée à cette école par le général-baron Corda.

Corda fut admis au traitement de disponibilité, le 1er mai 1820. On le remit en activité le 1er juin suivant, et on l'employa comme président de la commission chargée de diriger les épreuves d'artillerie ordonnées par le gouvernement.

Décoré de la croix de commandeur de la Légion d'honneur le 1er mai 1821, il fut appelé à siéger au comité d'artillerie comme membre (13 mars 1822), puis comme adjoint (22 décembre 1824 - fin 1828). Il était membre du jury d'examen de l’École d'application de l'artillerie et du génie (16 novembre 1827 - 28 octobre 1834), lorsqu'il fut appelé, le 25 décembre 1830, à reprendre le commandement de l’école d’artillerie de Toulouse.

Promu lieutenant-général par Louis-Philippe Ier le 12 août 1831, Corda fut mis en disponibilité le 1er avril 1836. Rappelé et employé en qualité de membre du comité d’artillerie le 6 novembre 1836, il conserva son poste jusqu’au 31 janvier 1840. Il avait été entre temps inspecteur général d’artillerie (juin à septembre 1837). Il fut finalement placé dans le cadre de la 2e section de réserve de l’état-major général de l’armée le 31 janvier 1840.

Décorations Modifier

Armoiries Modifier

Figure Blasonnement
Orn ext baron de l'Empire CLH
Blason à dessiner
Armes du baron Corda et de l'Empire (décret du 19 mars 1808, lettres patentes du 7 juin 1808 (Bayonne)).

Parti le premier coupé d'argent à un fort de sable terrassé de même, battu par une mer d'azur et d'or à une épée en pal d'azur entourée d'une branche de laurier de sinople, le deuxième de gueules chargé en chef du quartier de barons sortis de l'armée et en pointe d'un mortier d'or sur son affût accompagné de bombes de même.[1],[2]
Ou,

Écartelé : au 1, d'argent, à un fort de sable, terrassé du même, battu par une mer d'azur ; au 2 du quartier des Barons militaires de l'Empire ; au 3, d'or, à une épée d'azur, environnée d'une branche de laurier de sinople; au 4, de gueules, au mortier d'or sur son affût, acc. de bombes du même.[3],[4]

Livrées : aux couleurs de l'écu, le verd dans les bordures seulement.[1]

Annexes Modifier

Bibliographie Modifier

  • Louis Gabriel Michaud, Biographie des hommes vivants : ou, Histoire par orde alphabétique de la vie publique de tous les hommes qui se sont fait remarquer par leurs actions ou leurs écrits, vol. 2, L.G. Michaud, 1817 [lire en ligne]  ;
  • Jean Baptiste Pierre Jullien de Courcelles, Dictionnaire historique et biographique des généraux français : depuis le onzième siècle jusqu'en 1820, vol. 4, L'auteur, 1822 [lire en ligne (page consultée le 19 nov. 2009)]  ;
  • Biographie universelle et portative des contemporains; : ou, Dictionnaire historique des hommes vivants et des hommes morts depuis 1788 jusqu'à nos jours: qui se sont fait remarquer par leurs écrits, leurs actions, leurs talents, leurs vertus ou leurs crimes, vol. 1, Chez l'Éditeur, 1836 [lire en ligne]  ;

Notes et références Modifier

  1. 1,0 et 1,1 PLEADE (C.H.A.N. : Centre historique des Archives nationales (France)).
  2. www.genheral.com
  3. Johannes Baptist Rietstap, Armorial général : contenant la description des armoiries des familles nobles et patriciennes de l'Europe : précédé d'un dictionnaire des termes du blason, G.B. van Goor, 1861, 1171 p. [lire en ligne (page consultée le 16 nov. 2009)] , et ses Compléments sur www.euraldic.com
  4. Source : lesapn.forumactif.fr, Les Amis du Patrimoine Napoléonien

Voir aussi Modifier

Articles connexes Modifier

Liens externes Modifier

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