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Joseph Charles André d'Arbaud
Marquis de Mison, baron de Jouques
Origine Provence
Allégeance Royal Standard of the Kingdom of France Royaume de France
Armée du prince Armée des princes
Flag of France Empire français
Flag of the Kingdom of France (1814-1830) Royaume de France
Flag of the Kingdom of France (1814-1830) Royaume de France
Grade Maréchal de camp
Années de service 17911830
Conflits Guerres révolutionnaires
Distinctions Légion d'honneur
(Commandeur)
Ordre de Saint-Louis
(Chevalier)
Ordre de Malte
Ordre de Charles III
Autres fonctions Préfet
Famille Famille d'Arbaud
Fils d'André Elzéard d'Arbaud

Joseph-Charles-André d'Arbaud, marquis de Mison, baron de Jouques (11 mai 1769 - Aix-en-Provence5 juin 1849 - Aix-en-Provence), est un militaire et haut-fonctionnaire français des XVIIIe et XIXe siècles.

Biographie Modifier

Joseph-Charles-André d'Arbaud-Jouques descend d'une famille aixoise de vieille noblesse, illustre tant par l'épée que par la robe. Il est le fils aîné d'André Elzéard d'Arbaud, marquis de Jouques, président à mortier du parlement de Provence, mort à Lyon, sur l'échafaud, en 1793.

Selon la Biographie nouvelles des contemporains (1820), « le marquis Arbaud de Jouques entra dans l'ordre de Malte en février 1791 et émigra presque aussitôt avec ses deux frères. Ses services dans l'armée de Condé lui valurent la croix de Saint-Louis[1]. »

Après le 18 brumaire, ses frères et lui sont du nombre de ces émigrés qui sollicitent et obtiennent leur rentrée en France. Il retrouve l'hôtel d'Arbaud Jouques[2] à son retour d'émigration où il va vivre avec ses deux frères.

« La reconnaissance l'attachant au chef du gouvernement », dit Alphonse Rabbe[3], et protégé par Joseph Fouché, « il accepta des fonctions publiques ». Arbaud de Jouques fut nommé sous-préfet d'Aix, puis baron de l'Empire, chevalier de la légion d'honneur et préfet des Hautes-Pyrénées, « en récompense de son dévouement à la personne de l'Empereur et de son zèle à faire exécuter les lois conscriptionnelles », rappelle Étienne Léon Lamothe-Langon[4].

Préfet des Hautes-Pyrénées Modifier

Sa position de préfet lui vaut quantité d'éloges. On loue son « zèle fervent », « son activité infatigable pour la levée des conscrits, organisés et mis sur-le-champ en mouvement, les proclamations énergiques qu'il répand avec profusion dans son département[1] ». Le Moniteur déclare que « la prévoyance et le zèle du préfet des Hautes-Pyrénées sont dignes des plus grands éloges[1]. » Cette estime dont il jouit lui permet d'être conservé dans sa préfecture par le gouvernement provisoire de 1814, par le comte d'Artois et par Louis XVIII[1]. Selon Rabbe, le retour de l'île d'Elbe « n'ayant pu le détacher de la cause monarchique, où il retrouvait le culte de ses pères, les affections et les serments de sa première jeunesse, il rentra dans la vie privée pendant les Cent-Jours[3]. » Il est en fait destitué par Napoléon Ier[5].

Arbaud de Jouques est ensuite nommé par le roi préfet de La Rochelle.

Préfet du Gard Modifier

Au plus fort de la Terreur blanche, le 12 juillet 1815, une ordonnance le nomme préfet du Gard à Nîmes, à la place de Jules de Calvières, à un moment où les luttes entre catholiques et protestants sont récurrentes. Dans le cadre des ses fonctions, il se décide à employer la force, faisant paraît un décret contre les attroupements séditieux, selon lequel « toute réunion doit être dissipée par la force armée, et que la commune qui arborerait un signe séditieux, sera mise à exécution militaire[6] ».

« - Tout rassemblement armé, toute troupe armée qui n'appartiendra pas, soit à un corps militaire légalement institué, soit à une garde nationale légalement organisée, et qui sera réuni dans une commune de son territoire, ou en marche et hors de sa commune, sans l'ordre écrit de ses chefs légaux, sera sur-le-champ sommé de se disperser ; et après cette sommation, en cas de refus d'y obtempérer, sera dispersé et dissous par la force militaire : ceux qui auraient fait partie de ces rassemblements et qui seraient pris et arrêtés, seraient livrés aux tribunaux compétents pour être jugés conformément aux lois.
- Tout individu qui serait porteur d'un signe de rébellion ou qui ferait entendre des cris séditieux, sera sur-le-champ arrêté comme rebelle au roi et aux lois de l'état.
- Toute commune qui arborerait un pareil signe, sera mise aussitôt à exécution militaire, et y restera jusqu'à ce quelle ait fait connaître et livré à l'autorité les chefs et les moteurs de la révolte[7].
 »

Ce décret produisit un effet contraire à ce qui était souhaité : des bandes de verdets (arborant la cocarde verte du comte d’Artois) massacrent des Jacobins et des bonapartistes, tuent le maréchal Brune à Avignon, le général Lagarde et le général Ramel à Toulouse et s’en prennent aux protestants à Nîmes et Uzès, ainsi qu'aux acquéreurs de biens nationaux. Arbaud de Jouques reconnaît son erreur, mais il est bien tard. Il est destitué.

Il est nommé préfet de la Côte-d'Or (Dijon) le 2 janvier 1823, puis, en 1829, préfet des Bouches-du-Rhône.

Arbaud de Jouques démissionne de toutes ses fonctions le 3 août 1830.

Fonctions Modifier

Publications Modifier

  • 1811 : Traduction et imitation de quelques poésies d'Ossian, 1 vol. in-8° ;
  • 1818 : Troubles et agitations du département du Gard en 1815. Contenant le rapport du révérend Perrot, au Comité des ministres non-conformistes d'Angleterre, sur la prétendue persécution des protestans en France, et sa réfutation, 167 p.

Titres Modifier

Décorations Modifier

Armoiries Modifier

Figure Blasonnement
French heraldic crowns - marquis v2
Blason à dessiner
Armes de la famille d'Arbaud

D'azur, au chevron d'argent, au chef d'or, chargé d'une étoile de gueules.[10],[11]

Devise 
NASCITUR ET PERIT IRA[10],[11].
Ornements extérieurs Barons de l'Empire français
Blason à dessiner
Armes du baron d'Arbaud de Jouques et de l'Empire (lettres patentes du 22 octobre 1810)

Écartelé : aux 1er et 4e d'azur à un chevron d'argent, au comble d'or, chargé d'une étoile de gueules ; au 2e des barons sous-préfets ; au 3e d'or à une croix clavelée d'azur.[12]

Orn ext baron de l'Empire CLH
Blason à dessiner
Armes du baron d'Arbaud de Jouques et de l'Empire (nouvelles lettres patentes du 16 mai 1813 (datées de Dresde))

Écartelé : au 1er d'or à une croix clavelée d'azur ; au 2e des barons préfets ; au 3e de gueules à dix losanges d'or 4, 4, 2 ; au 4e d'or à trois corbeaux de sable 2 et 1, et sur le tout d'azur à un chevron d'argent au comble d'or à une étoile de gueules.[12]

Vie familiale Modifier

Fils aîné d'André Elzéard d'Arbaud, deuxième du nom ( † guillotiné le 26 décembre 1793 - Lyon), marquis de Jouques et de Mison, baron d'Ongles (Alpes-de-Haute-Provence), président à mortier du parlement d'Aix, et de Gabrielle Thérèse de Milan-Forbin, Joseph Charles André épousa, au mois de février 1803, Joséphine Marie Charlotte (née le 21 novembre 1774), fille de Joseph-Marie de Rafélis (171421 novembre 1774 - Tulle), marquis de Saint-Sauveur, maréchal des camps et armées du Roi, commandeur de l'ordre de Saint-Louis. Ensemble, ils eurent :

  1. Jean Philippe Joseph André (né le 11 novembre 1804), chevalier de l'ordre royal de Charles III d'Espagne, non marié ;
  2. Elisabeth (Augustine Marie Alexandrine Elisabeth), mariée avec Oswald d'Arnaud, baron de Vitrolles (né en 1796), fils du ministre d'État et pair de France Eugène François Auguste d'Arnaud de Vitrolles, dont postérité ;
  3. Caroline Elzéarine Alexandrine (31 juillet 1808 - Aix-en-Provence5 juin 1869 - Dijon), mariée le 5 novembre 1829 à Dijon, avec Armand Sabatier (18041873), 2e baron de Lachenède, dont postérité.

Annexes Modifier

Bibliographie Modifier

Notes et références Modifier

  1. 1,0, 1,1, 1,2 et 1,3 Biographie nouvelle des contemporains, Antoine-Vincent Arnault (dir.), vol. I, Paris, 1820, p. 226.
  2. Situé au n° 19 du cours Mirabeau, l'hôtel d'Arbaud-Jouques avait été construit en 1700 par l'arrière-grand-père du préfet. Sa porte d'entrée est peut-être l'une des portes aixoises les plus richement ornées. C'est dans cet hôtel que s'arrêtent Charles IV d'Espagne en 1812 et le duc d'Angoulême en 1815. Le fils de Joseph Charles André d'Arbaud, marquis de Jouques, Philippe, loue l'hôtel à l'administration de la Poste aux Lettres. Cette administration reste dans l'hôtel jusqu'en 1870. (Évocation du vieil Aix-en-Provence, André Bouyala d'Arnaud, éd. de Minuit, 1964, op. cit., p. 198, 199.)
  3. 3,0 et 3,1 Biographie universelle et portative des contemporains, Alphonse Rabbe (dir.), Paris, 1826, p. 128.
  4. Biographie des préfets, depuis l'organisation des préfectures, 3 mars 1800, jusqu'à ce jour, Étienne Léon Lamothe-Langon, Chez les Marchands de Nouveautés, 1826, p. 15.
  5. Biographie nouvelle des contemporains
  6. Biographie nouvelle des contemporains, op. cit., p. 227.
  7. Joseph Charles André Arbaud-Jouques, Troubles et agitations du département du Gard, en 1815, Demonville-Petit impr., Paris, 1818, p. 136.
  8. Henri Gourdon de Genouillac et Léonce Hallez-Claparède, Dictionnaire des anoblissements : contenant l'indication des anoblissements, maintenues de noblesse, concessions, collations de titres, etc: accordés par les rois de France, avec les dates d'enregistrement, 1270-1790, Bachelin-Deflorenne, 1869, 252 p. [lire en ligne] 
  9. « 16 mai 1813. — Lettres-patentes accordées à M. Joseph-Charles-André Darbaud-Jouques, baron de l'Empire, préfet du département des Hautes-Pyrénées, et portant établissement de majorat de son titre de Baron sur une maison à lui appartenant, sise à Aix, département des Bouches-de-Rhône, sur le Cours, ile 44, n.° 16, affectée comme siège dudit majorat, et sur les biens ci-après désignés formant sa dotation, situés au lieu de Jouques, canton de Peyrolles, arrondissement d'Aix, savoir : le domaine du château, sis au centre du village, la prairie du grand pré, canal entre deux, des jardins potagers avec des pâtures, bassins et fontaines ; et une allée de platanes et de peupliers ; le bois taillis du Deffens, de 13 hectares 65 ares; et le domaine de Saint-Bache, composé de bâtiments, terres labourables et incultes, bois taillis, prairie, vignes et vergers, d'environ 1 390 hectares.
    Le tout produisant un revenu net annuel de 8 100 francs. »

    Source 
    Nicolas Batjin, Histoire complète de la noblesse de France : depuis 1789 jusque vers l'année 1862 ; suivie de Considérations sur la grandeur de la noblesse, sa situation actuelle et l'influence morale qu'elle exerce sur les autres classes de la société, E. Dentu, 1862, 536 p. [lire en ligne] 
  10. 10,0 et 10,1 Johannes Baptist Rietstap, Armorial général : contenant la description des armoiries des familles nobles et patriciennes de l'Europe : précédé d'un dictionnaire des termes du blason, G.B. van Goor, 1861, 1171 p. [lire en ligne (page consultée le 16 nov. 2009)] , et ses Compléments sur www.euraldic.com
  11. 11,0 et 11,1 Gilles Dubois, « La famille d'Arbaud », gillesdubois.blogspot.com,‎ mars 2009 (consulté le 16 octobre 2010)
  12. 12,0 et 12,1 Tout sur l'héraldique : dessin de blasons et d'armoiries sur toutsurlheraldique.blogspot.com

Voir aussi Modifier

Articles connexes Modifier

Liens externes Modifier


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