| Jean-Chrysostôme Calès | |
| Origine | |
|---|---|
| Arme | Infanterie |
| Grade | Colonel |
| Années de service | 1792 – 1810 |
| Conflits | Guerres révolutionnaires Guerres napoléoniennes |
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Jean-Chrysostôme Calès (né le 27 janvier 1769 à Caraman (Languedoc)) était un militaire français des XVIIIe et XIXe siècles.
Biographie[]
Jean-Chrysostome Calès était fils de « Jean Calès, échevin de Caraman et de demoiselle de Rochas ».
Il entra au service le 10 mars 1792, en qualité de lieutenant dans le 5e bataillon de la Haute-Garonne, partit pour l'armée des Alpes en mai 1792, et fut nommé le 19 septembre suivant capitaine dans le même bataillon (130e demi-brigade d'infanterie le Année invalide (an III), 4e demi-brigade de ligne le Année invalide (an IV), 4e régiment de la même arme en l'an XII).
Il passa en l'an II à l'armée des Pyrénées-Orientales, et se distingua (Année invalide (an III)) à l'affaire de la Montagne-Noire : à la tête de 2 compagnies de chasseurs, il culbuta 800 Espagnols, et fut blessé le 29 du même mois au blocus de Figuières par l'explosion d'un magasin à poudre.
Envoyé à l'armée d'Italie (an IV), il reçut un coup de feu au bras droit à Castiglione : l'ennemi était sur le point d'enfoncer la gauche, le capitaine Calés parvint à rallier le 3e bataillon, qu'il commandait, repoussa les Autrichiens, et les troupes françaises reprirent leurs positions.
De l'an VI à l'an IX, il servit aux armées de l'Ouest, de Batavie et du Rhin. Le Année invalide (an VIII), il commandait, à la bataille de Biberach, le bataillon des grenadiers réunis : il repoussa l'ennemi et s'empara de 2 pièces de canon.
Le 13 floréal, à la bataille d'Engen, sa demi-brigade était enveloppée par la cavalerie ennemie, il parvint à s'ouvrir un passage, et quoique blessé ne quitta point son service.
Envoyé au camp de Boulogne, nommé membre de la Légion d'honneur le Année invalide (an XII), et promu chef de bataillon le Année invalide (an XIII), il fit partie de la Grande Armée, se battit en Autriche, en Prusse (1806), en Pologne (1807), et devint, le 14 février 1807, colonel du 96e régiment de ligne et officier de la Légion d'honneur le 11 juillet suivant.
Passé au 1er corps de l'armée d'Espagne en 1808, il prit part à la guerre d'Espagne, reçut un coup de feu à la jambe droite aux combats de Sommo-Sierra le 30 novembre, et un second coup à Talaveira le 28 juillet 1809. Il fut créé baron de l'Empire la même année et admis à la retraite le 15 mai 1810.
Le baron Calès fut élu[1], le 16 mai 1815, représentant à la Chambre des Cent-Jours, par l'arrondissement de Villefranche-de-Lauragais, contre M. de Roquefort[2]. Après la session, il se retira à Cessales (Haute-Garonne) où il vivait encore en 1847.
Décorations[]
- Légion d'honneur :
- Légionnaire (Année invalide (an XII)), puis,
- Officier de la Légion d'honneur (11 juillet 1807).
Armoiries[]
| Figure | Blasonnement | |
| Armes du baron Calès et de l'Empire (décret du 19 mars 1808, lettres patentes du 11 juillet 1810 (Rambouillet)).
D'azur, à la cuirasse à l'antique d'or adextrée d'une S et sénestrée d'un C d'argent et surmontée d'un casque aussi d'or posé au deuxième point en chef ; franc quartier des barons tirés de l'armée.[3] |
Annexes[]
Bibliographie[]
- A. Lievyns, Jean Maurice Verdot, Pierre Bégat, Fastes de la Légion d'honneur : biographie de tous les décorés accompagnée de l'histoire législative et réglementaire de l'ordre, vol. 5, Bureau de l'administration, 1847, 2e éd. [lire en ligne (page consultée le 16 nov. 2009)] ;
- « Jean-Chrysostôme Calès » , dans Robert et Cougny, Dictionnaire des parlementaires français, 1889 [détail de l’édition] ;
Notes et références[]
Voir aussi[]
Articles connexes[]
- 96e régiment d'infanterie de ligne ;
- Liste des membres de la noblesse d'Empire ;
- Armorial des barons de l'Empire ;
Liens externes[]
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