Aigles et Lys
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Henri de Nompère de Champagny
Henri de Nompère de Champagny (1831-1885)
Fonctions
Maire de Pleumeur-Bodou
Conseiller général des Côtes-du-Nord
(Canton de Perros-Guirec)
1876
Drapeau français République française
Député des Côtes-du-Nord à l'Assemblée nationale
8 février 18717 mars 1876
Sénateur des Côtes-du-Nord
1er janvier 187610 avril 1885
Élection 1er janvier 1876
Réélection 6 janvier 1885
Biographie
Nom de naissance Henri Félix Stanislas Marie de Nompère de Champagny
Date de naissance 17 juin 1831
Lieu de naissance Ploujean
Date de décès 10 avril 1885 (à 53 ans)
Lieu de décès Château de Kerduel
(Pleumeur-Bodou, Côtes-d'Armor)
Nationalité Drapeau de France France
Parti politique Conservateur légitimiste
Union des Droites
Père Nicolas de Nompère de Champagny (1789-1863)
Mère Caroline de La Fruglaye ( ✝ 1864)
Conjoint Clémentine Marie Audren de Kerdrel (1840-1899)
Enfants Henri (1859-1933)
Une fille
Profession Agriculteur

Henri Félix Stanislas Marie de Nompère de Champagny (17 juin 1831 - Ploujean10 avril 1885 - au château de Kerduel (Pleumeur-Bodou, Côtes-d'Armor)[1]), est un homme politique français du XIXe siècle.

Il fut député puis sénateur des Côtes-du-Nord et maire de Pleumeur-Bodou.

Biographie[]

Henri de Nompère de Champagny s'occupait d'agriculture, quand le département des Côtes-du-Nord le choisit[2] pour son représentant à l'Assemblée nationale, le 5e sur 13.

La même année il fut conseiller général du même département pour le canton de Perros-Guirec.

Il prit place à la droite de l'Assemblée, s'inscrivit à la réunion Colbert et au Cercle des Réservoirs, et vota avec les conservateurs légitimistes :

  • pour la paix, les prières publiques, l'abrogation des lois d'exil,
  • contre le retour à Paris,
  • pour le pouvoir constituant,
  • pour la démission de Thiers,
  • pour la prorogation des pouvoirs du Maréchal, l'état de siège et la loi des maires,
  • pour le renversement du ministère de Broglie,
  • contre l'amendement Wallon,
  • et contre l'ensemble des lois constitutionnelles de 1875.

Le 30 janvier 1876, M. de Champagny fut élu[3] sénateur des Côtes-du-Nord. Il vota constamment avec la droite du Sénat qui devint la minorité après les élections de 1879, et se prononça notamment :

  • contre l'article 7 et les lois Ferry sur l'enseignement,
  • contre l'application des décrets aux congrégations,
  • contre la loi nouvelle (1882) sur le serment judiciaire,
  • contre la suspension (1883) de l'inamovibilité de la magistrature,
  • contre le divorce (1884), etc...

M. de Champagny avait été réélu[4] sénateur le 6 janvier 1885 ; mais il mourut trois mois après le renouvellement de son mandat.

Union et postérité[]

  • Fils de Nicolas de Nompère de Champagny (1789-1863), maréchal de camp, député sous la Restauration, et de Caroline de La Fruglaye ( ✝ 1864), Henri épousa, le 30 mai 1858 à Plouvorn, Clémentine (1840-1899), fille de Casimir Audren de Kerdrel (1807-1862), dont il eut :
    • Henri Clément Nicolas Marie (18591933), conseiller général du canton de Perros-Guirec (1er août 1886) et maire de Pleumeur-Bodou (mai 1888), marié, vers 1890, avec une fille de Robert Ernest de Curel (1829-1893), dont il eut :
      • Henry (16 septembre 1890 - Château de Kerduel, Pleumeur-BodouMort pour la France, le 14 mars 1944 en déportation au camp de Flossenbürg en Allemagne), saint-cyrien ((1910-1914, promotion de la Moskova), officier de l'Armée française (colonel) durant les Première et Seconde Guerres Mondiales, résistant), marié, le 16 juin 1919, avec Yvonne des Nouhes de Loucherie (13 février 1896 - Paris3 novembre 1988 - Paris), dont il eut sept enfants :
        • cinq filles et,
        • deux fils, dont un, saint-cyrien (1946-1948, promotion Général Leclerc), dont postérité ;
      • Anne (18921955), mariée avec M. de Couëssin du Boisriou ;
      • Yves (18951969), « duc de Cadore ».
        Par jugement du tribunal civil de la Seine du 18 juillet 1919, confirmé en cour d'appel de Paris le 8 octobre suivant et transcrit sur les régistres d'état civil de Paris VIIIe le 19 novembre 1919, Emma (1858-1932), fille du 5e duc de Cadore adopta, sous le nom de « de Nompère de Champagny de Cadore », son « neveu »[5] (ou plutôt son lointain cousin) Yves de Nompère de Champagny (1895-1969), arrière-petit-fils de Nicolas de Nompère de Champagny (issu de la branche aînée de la famille). Ce dernier aurait porté le titre de duc de Cadore[réf. à confirmer][6].
        Yves avait épousé, le 9 mars 1923, Paris XVIe, Henriette d'Estampes (13 juillet 1897 - Paris VIIIe1995, inhumée au cimetière du Montparnasse (315 P 1834)), dont il eut :
        • Un fils,
        • Une fille, dont postérité ;
    • Une fille, mariée avec Louis Florian Marie Auguste Gouyon de Beaufort (1859-1934), dont postérité.

Annexes[]

Bibliographie[]

Notes et références[]

  1. Selon roglo.eu. On trouve aussi « né à Kérauroux (Finistère), le 17 juin 1831, mort à Saint-Brieuc (Côtes-du-Nord) le 10 avril 1885. » (« Henri de Nompère de Champagny (1831-1885) » , dans Robert et Cougny, Dictionnaire des parlementaires français, 1889 [détail de l’édition] )
  2. Par 78 881 voix (106 809 votants, 163 398 inscrits)
  3. Par 266 voix (494 votants).
  4. Par 742 voix sur 1 271 votants.
  5. « Emma de Nompère de Champagny », sur roglo.eu (consulté le 28 avril 2011)
  6. « Yves DE NOMPÈRE DE CHAMPAGNY DE CADORE », sur gw1.geneanet.org (consulté le 28 avril 2011)

Voir aussi[]

Articles connexes[]

  • Assemblée nationale (1871) ;
  • Congrégation religieuse en droit français.

Liens externes[]

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