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Charles-Joseph Carmejane
P vip
Origine Modèle:Comtat Venaissin
Allégeance Royal Standard of the Kingdom of France Royaume de France
Flag of France (1790-1794) Royaume de France
Flag of France République française
Flag of France Empire français
Arme Artillerie
Grade Maréchal de camp
Années de service 17871819
Conflits Guerres révolutionnaires
Guerres napoléoniennes
Commandement 5e d'artillerie
Distinctions Baron de l'Empire
Légion d'honneur
(Officier)
Ordre royal et militaire de Saint-Louis
(Chevalier)

Charles-Joseph Carmejane, baron de Pierredon (6 juillet 1772 - Ménerbes (Comtat Venaissin) ✝ 14 décembre 1830 - Avignon) était un militaire français des XVIIIe et XIXe siècles.

Biographie Modifier

Charles-Joseph Carmejane entra comme élève du roi à l'École militaire Page d'aide sur l'homonymie de Beaumont-en-Auge (Normandie), le 5 février 1782, après avoir fait, en 1781, ses preuves de noblesse par-devant d'Hozier de Sérigny, grand juge d'armes de France.

Admis comme cadet gentilhomme sous-lieutenant à l'École militaire de Paris le 1er septembre 1787, Carmejane passa le 1er septembre 1789 lieutenant en second dans le régiment d'artillerie de La Fère (1er, où servait alors le lieutenant Napoleone Buonaparte), et le 1er avril 1791 lieutenant en premier dans le régiment de Toul (7e).

Capitaine le 18 mai 1792, il fit les campagnes de 1792 à l'an II aux armée du Nord, du Centre et de la Moselle. Détaché de sa compagnie, il fut chargé, sous les ordres du général Delaage, du commandement de l'artillerie de l'avant-garde de cette dernière armée. Il assista à la bataille de Valmy, aux combats de Pellingen, de Limbach, de Deux-Ponts et de Merteuzée.

De l'an III à l'an VII, il servit aux armées de Rhin-et-Moselle et de Mayence, commanda ensuite l'artillerie de l'avant-garde de l'armée du Danube, assista au blocus et aux affaires de Mayence, aux combats d'Oggersheim, de Kehl, de Rastadt et de Gambsheim.

Envoyé à l'armée d'Italie en l'an VIII, il prit part aux combats de Gravière, de Suze et d'Avigliano.

Chef de bataillon le Année invalide (an IX) dans le 5e régiment d'artillerie à pied, et nommé sous-directeur d'artillerie à Antibes le Année invalide (an X), il passa le Année invalide (an XI) à la sous-direction de Paris.

Sous-directeur des équipages de siège à l'armée des côtes de l'Océan le 21 fructidor suivant, membre de la Légion d'honneur le Année invalide (an XII), il fut appelé le Année invalide (an XIII) à la sous-direction des forges de la 17e division militaire (Piémont), et nommé colonel directeur d'artillerie à Turin le 10 juillet 1806. Passé au commandement de l'artillerie à Venise le 19 mai 1808, le prince Eugène le désigna le 6 avril 1809 pour remplir les fonctions de chef d'état-major de son arme à l'armée d'Italie.
Fichier:Albrecht Adam Malborgeth 1809.jpg
Il se trouva à la bataille de Sacile, au combat et à la prise du fort de Malborghetto, à l'affaire de Oznack, aux batailles de Raab et de Wagram. Il reçut le titre de baron de l'Empire, après cette glorieuse bataille, le 15 août 1809, avec une dotation de sept mille livres de rente.

Colonel du 5e régiment d'artillerie à pied le 1er mars 1810, et directeur de l'artillerie de Gênes le 28 mars 1811, il resta dans cette résidence jusqu'au 20 avril 1814. Il contribua à la défense de cette ville et se fit remarquer au combat livré sous ses murs le 12 avril 1814 par les Napolitains et les Anglo-Siciliens aux troupes italo-françaises.

Passé à la direction d'artillerie de Montpellier le 21 juin 1814, nommé chevalier de Saint-Louis le 20 août suivant et officier de la Légion d'honneur le 17 janvier 1815, il fut mis en non-activité le 1er septembre, et admis le 1er février 1818 au « traitement d'expectative » de son grade.

Maréchal-de-camp honoraire le 25 du même mois, il obtint la retraite de ce grade le 1er décembre 1819.

Il vint, après sa retraite, habiter sa terre patrimoniale de Pierredon, commune de Saint-Rémy-de-Provence, et épousa Stéphanie Tron de Bouchony.

Le Baron Carmejane est mort à Avignon, le 14 décembre 1830. Inhumé, dans un nouveau tombeau familial érigé par son fils aîné Henri, dans la chapelle de Notre-Dame de Pierredon, il y fut rejoint, trente ans plus tard par sa veuve. Tous deux étaient morts sans laisser de testament.

Titres Modifier

Décorations Modifier

Vie familiale Modifier

La famille de Carmejane, anciennement originaire de la province de Guyenne et Gascogne (Fumel, aujourd'hui dans le Lot-et-Garonne), vint s'établir à Ménerbes, au Comté Venaissin, à la fin du XVe siècle, quittant un pays ravagé par les guerres civiles et attirée, comme tant d'autres familles étrangères, par la douceur du gouvernement des Papes[1].

Fils ainé de François Augustin de Carmejane (3 juin 1724 - Ménerbes ✝ après 1784), capitaine au régiment de Hainaut-Infanterie, Charles-Joseph épousa, à Avignon le 19 juin 1821, après contrat de mariage du 18 juin 1821, passé devant Me Pons, notaire, Stéphanie (Camille Marie Stéphane Thérèse) Tron de Bouchony de Montalet (19 août 1788 - Avignon2 janvier 1860), fille de noble messire Ignace François Joseph Honoré Tron de Bouchony[2] (4 mai 1754 - Avignon ✝ 9 avril 1812 - Avignon), chevalier, ancien capitaine au régiment de Bourgogne-Infanterie, major de l'infanterie pontificale avignonnaise, gouverneur d'Oppède et de Mornas.

Ils avaient eu pour enfants :

La descendance de Charles-Joseph Carmejane compte parmi les familles subsistantes de la noblesse d'Empire.

Armoiries Modifier

Figure Blasonnement
Blason à dessiner Armes anciennes de la famille Carmejane

D'or, au chevron de gueules, accompagné de trois flammes au naturel (alias « du même »), au chef d'azur, chargé de trois étoiles d'argent.[4],[5]

Ornements extérieurs Barons de l'Empire français
Blason à dessiner
Armes du baron Carmejane et de l'Empire (décret du 15 août 1809, lettres patentes du 11 juin 1810 (Saint-Cloud))

Écartelé : au premier d'or au chevron de gueules accompagné de trois larmes du même au comble d'azur, chargé de trois étoiles d'argent en fasce ; au deuxième de gueules, à l'épée haute d'argent posée en pal, qui est des Barons-Militaires ; au troisième de gueules, au lion d'argent tenant une grenade de sable allumée d'argent, qui est de l'artillerie ; au quatrième d'or, à la bande d'azur chargée de trois étoiles, d'argent, qui est d'Antoine de Pierredon.[6],[4],[5],[7]

Livrées : les couleurs de l'écu[6].

French heraldic crowns - Baron
Blason à dessiner
Armes modernes de la famille Carmejane

Écartelé : au 1, palé d'argent et d'azur de six pièces, au chef d'or, qui est de Vesc ; au 2, de gueules, à l'épée haute d'argent posée en pal, qui est des Barons-Militaires ; au 3, de gueules, au lion d'argent tenant une grenade de sable allumée d'argent, qui est de l'artillerie ; au 4, d'or, à la bande d'azur chargée de trois étoiles, d'argent, qui est d'Antoine de Pierredon. Sur le tout: d'or, au chevron de gueules, accompagné de trois flammes de même, au chef d'azur chargé de trois étoiles d'argent qui est de Carmejane ancien.[1],[4],[8]
Couronne : de baron.
Supports : deux lions au naturel.
Devises :

  • Deus, Patres, Patria ;
  • et encore : Pas une ne m'arreste, qui est de Vesc[9].

Annexes Modifier

Bibliographie Modifier

Notes et références Modifier

  1. 1,0 et 1,1 Source : La famille de Carméjane-Pierredon sur gillesdubois.blogspot.com
  2. Antique maison vénitienne qui donné à la république de Venise le doge Niccolò Trono, en 1471, et qui, transplantée à Barcelonnette, dans les États du duc de Savoie, aux XVe, XVIe et XVIIe siècles, puis à Avignon, au Comtat-Venaissin, à la fin du XVIIe, y a hérité de la famille de Bouchony, à la charge d'en porter le nom et les armes.
    Source 
  3. Charles Marie Jules Stéphane de Carmejane Vesc, abandonna le nom de Pierredon au profit de son frère aîné Henri-Augustin, qui garda la baronnie de Pierredon, tandis que lui gardait le « marquisat de Vesc »
    Source 
    Jacques Billioud et Jean-Michel Billioud, Mémorial de Lyon en 1793, t. 9, Éditions lyonnaise d'art et d'histoire, 1992, p. de Leusse 
  4. 4,0, 4,1 et 4,2 Johannes Baptist Rietstap, Armorial général : contenant la description des armoiries des familles nobles et patriciennes de l'Europe : précédé d'un dictionnaire des termes du blason, G.B. van Goor, 1861, 1171 p. [lire en ligne (page consultée le 16 nov. 2009)] , et ses Compléments sur www.euraldic.com
  5. 5,0 et 5,1 Nobiliaire de Provence : Armorial général de la Provence, du Comtat Venaissin, de la Principauté d'Orange..., de René Borricand, Editions Borricand, Aix en Provence, 3 vol. : 1974-1976, (ISBN 2853970027) (ISBN 9782853970020) (ISBN 2-85397-002-7) (ASIN B0000E7KFZ).
  6. 6,0 et 6,1 PLEADE (C.H.A.N. : Centre historique des Archives nationales (France)).
  7. Henri Gourdon de Genouillac, Nobiliaire du département des Bouches-du-Rhône : historie, généalogies, E. Dentu, Palais-Royal, Galerie d'Orléans, 1863 [lire en ligne] 
  8. Louis Pierre d'Hozier, Armorial général de la France, vol. 7, Firmin-Didot, 1868 [lire en ligne] 
  9. Extrait de l'État présent de la Noblesse française, Paris, Bachelin-Deflorenne, 1873.

Voir aussi Modifier

Articles connexes Modifier

Liens externes Modifier

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