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Auguste Joseph Melchior Portalis né le 18 mars 1801 à La Ciotat (Bouches-du-Rhône) décédé le 23 janvier 1855 à Plombières (Vosges) était un magistrat et homme politique français du XIXe siècle.

Biographie Modifier

Fils du baron Portalis des Luchets, et neveu de Joseph Marie Portalis, premier président de la cour de Cassation, Auguste Joseph Melchior Portalis est d'abord attaché comme rédacteur au ministère des Cultes.

Nommé, en 1823, substitut du procureur du roi près le tribunal de Meaux, il est destitué l'année suivante pour avoir soutenu la candidature de La Fayette.

Il entre alors au barreau, mérite en 1826 un prix de la « Société de la morale chrétienne » pour son Mémoire sur la liberté des cultes, et lorsque son cousin, M. Portalis est nommé garde des sceaux, il devient juge au tribunal de première instance de la Seine.

Après la révolution de juillet 1830 il est nommé vice-président du tribunal de la Seine, grâce à la protection de Dupont de l'Eure, et peu après, conseiller à la cour royale de Paris.

Le 5 juillet 1831, il est élu[1] député du 2e collège du Var (Toulon), contre M. de Lamartine[2]. Cette élection étant annulée, Portalis se représente devant ses électeurs, le 8 septembre suivant, et est réélu[3]. Il prend place à l'extrême-gauche, signe le compte-rendu de l'opposition en 1832. Il échoue[4] aux élections du 21 juin 1831 dans le 2e collège de Seine-et-Marne (Meaux), contre M. Harrouard.

Il rentre à nouveau à la Chambre des députés lors des élections du 4 novembre 1837 représentant toujours[5] dans le 2e collège de Seine-et-Marne. Il est réélu[6] le 2 mars 1839. Il continue de siéger à gauche et vote pour les fortifications de Paris, pour les Incompatibilités, pour l'adjonction des capacités, contre la dotation du duc de Nemours, contre le recensement.

Les élections du 9 juillet 1842 ne lui sont pas favorables : il n'obtint que 389 voix contre 424 à l'élu, M. Lebobe.

À la révolution de février 1848, le gouvernement provisoire l'appelle aux fonctions de procureur général près la cour de Paris : il est chargé en cette qualité de l'instruction judiciaire sur les événements du 15 mai, mais demandant à comprendre Louis Blanc dans les poursuites, il est désapprouvé par le ministre de la Justice, et contraint de donner sa démission le 6 juin.

Il est élu[7] le 23 avril 1848 représentant de Seine-et-Marne à l'Assemblée constituante : le cinquième sur neuf. Vice-président de cette assemblée, il vote souvent avec la gauche, pour le bannissement de la famille d'Orléans, contre les poursuites contre Caussidière, contre l'abolition de la peine de mort, pour l'incompatibilité des fonctions, pour l'amendement Grévy, contre la sanction de la Constitution par le peuple, pour l'ensemble de la Constitution, contre la proposition Rateau, contre l'interdiction des clubs, contre l'expédition de Rome ; il combat la politique de l'Élysée.

Il échoue[8] à se faire élire dans le même département lors de l'élection partielle du 6 juillet 1851, à l'Assemblée législative, en remplacement de M. Aubergé décédé, contre M. Pépin-Lehalleur[9] (monarchiste), le général Imbert-de-Saint-Amand[10], M. Henry de Greffülhe[11] et M. Auguste Luchet[12]. Il renonce dès lors à la vie politique.

Il est l'auteur de l'ouvrage : La liberté de conscience et le statut religieux (1846).

Notes et références Modifier

  1. Par 78 voix sur 157 votants et 232 inscrits.
  2. 72 voix.
  3. Par 84 voix sur 87 votants et 236 inscrits.
  4. Avec 257 voix contre 310 à l'élu.
  5. Par 341 voix sur 675 votants et 851 inscrits.
  6. Par 395 voix sur 715 votants.
  7. Par 58170 voix sur 81011 votants et 96947 inscrits.
  8. Avec 638 voix.
  9. 22 979 voix.
  10. 1 448 voix.
  11. 753 voix.
  12. 395 voix.

Annexes Modifier

Articles connexes Modifier

Liens externes Modifier

Bibliographie Modifier

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